Dimanche 18 novembre 2012
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Après Lodève, le 3 novembre, nous avons déployé notre banderole sur la place des Carmes de Limoges en ce samedi 17 novembre. A deux,
comme nous en avons l’habitude depuis bientôt un an que nous avons commencé cette action.
Malheureusement ce n’est pas une habitude que de notre région, Cristi à Orléans, Sarah à St-Etienne, et d’autres personnes sont confrontées à cette pénurie de militants.
Pourtant, me diriez-vous, des actions pour telle ou telle cause animaliste arrivent à rassembler des dizaines voire parfois des centaines de personnes. Certains militants sont même prêts à faire
des centaines de kilomètres pour être présents, alors que là, nous proposions des manifs locales. Pourquoi donc une telle différence, pourquoi donc un réel boycott de la part du mouvement
animaliste face à ce projet de manifs mensuelles pour la libération animale ? Une opposition entre welfarisme et abolitionnisme ? Je ne le pense pas. Les personnes manifestant un
jour contre la corrida, un autre jour contre l’expérimentation animale et encore un autre contre la fourrure, ne demandent pas un aménagement moins cruel de ces pratiques mais bel et bien leur
abolition. Alors pourquoi boudent-elles le fait de manifester tous les mois près de chez elles contre toutes les formes d’exploitation animale?
Sans doute que notre demande d’intégrité est la conséquence d’un résultat aussi catastrophique (voir notre charte).
Le paysage animaliste français est bien à l’image de la France. Le Front National est le premier parti ouvrier de France et ils font mieux que les Verts et l’Extrême-Gauche réunis quant au nombre
de votants (20 %), et nous retrouvons probablement ce pourcentage dans le mouvement animaliste. S’ajoute à ce nombre, celles et ceux qui disent ne pas faire de politique – alors que précisément
vouloir une amélioration de la condition animale est bien faire de la politique ! - et acceptent de militer avec des gens aux idées discriminatoires. La tolérance est de rigueur
même chez des collectifs comme le CLEDA (membre des Al-Halmarks, sic !), Animô Toulouse qui affichent pourtant être opposés à toutes les formes de discrimination mais qui acceptent les gens
d’extrême-droite ou leurs sympathisants, pour faire du nombre !!
Nous avons aussi été très étonnés que non seulement la question d’être vegan ou du moins en passe de l’être fasse débat mais pire encore provoque des clashes ici ou là. Nous n’exigions pas la
« pureté vegane » mais que l’on y vienne à brève échéance. Quoi de plus normal quand on revendique la libération animale et il faudra bien que l’on m’explique comment trouver à manger
un morceau de cadavre si d’aventure nous obtenions la libération animale ? Oui, comment et pourquoi manifester pour une chose dont au fond de soi-même, on n’a pas envie
qu’elle se réalise ? Peut-être parce qu’aujourd’hui, nous sommes passés dans l’ère du militantisme-divertissement à fort renfort de musique, saynettes (plus ou moins pitoyables.)
On m’a même rapporté que sans ces mises en scènes, les manifestants ne viendraient pas et j’en conclus donc qu’elles ne sont pas là pour sensibiliser les passants mais pour
« occuper » les manifestants. C’est d’une tristesse !...
Au final de cette hécatombe, nous sommes en droit de penser que le concept de libération animale, de vouloir affirmer, revendiquer son opposition à toutes les formes de maltraitance et de cruauté
envers tous les animaux n’est pas, encore, à l’ordre du jour chez les militants. Bien sûr, comme il nous fut dit, il existe bien d’autres façons de militer; écrire un livre, produire un film,
tenir des stands mais nous restons dans ces cas encore et toujours dans l’information mais jamais dans la revendication, dans l’affirmation que de la violence envers les animaux nous n’en voulons
plus. Imaginez un instant si des centaines de personnes ici ou là, à travers la France et dans le monde s’étaient élevées, chaque mois, pour affirmer sa volonté de ne plus voir les
animaux souffrir et mourir de notre égoïsme, de notre lâcheté et de notre cupidité. Imaginez un instant que le refus du spécisme devienne une force irrésistible pour le détruire et que nos frères
animaux rejoignent la communauté des terriens et que nous prenions aussi en compte leurs intérêts. Imaginez !
Ce projet n’aura donc vécu qu’un an ! Le blog sera laissé en veilleuse. Celles et ceux en accord et avec cette démarche et avec notre charte peuvent nous contacter si elles comptent être
réellement actives. Nous les en remercions comme nous remercions celles et ceux qui nous ont suivi dans cette aventure Lausanimaliste, Genèvanimaliste, Front d’Action Animaux, Mouvement Vegan ou
qui nous ont rejoint au cours des derniers mois comme le MAS ou Olga.
Ce n’est qu’un au revoir, dans l’espoir qu’il soit de courte durée !
Libération Animale Totale et Absolue